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S'il est vrai qu'il existe pas mal de stylistes béninois reconnus, il faut dire que le nombre n'est pas assez. La filière peut donc être qualifiée de "sous-développée". A vrai dire, beaucoup de Béninois sont sceptiques quant à la rentabilité de ce métier. Pour certains, le stylisme n'est pas un métier à envisager pour un enfant qui est arrivé à franchir le cap du baccalauréat. La médicine ou le droit sont les mieux souhaités. En résumé, pour eux, faire du stylisme, ce n'est pas étudier. Faire du stylisme, c'est gaspiller son intelligence et son temps. Ce métier serait donc réservé aux personnes de "mœurs légères" surtout. Ce qui est tout simplement faux en réalité. Lorsqu'un enfant est passionné par cette filière, dans la plupart des cas, il n'est pas pris au sérieux par son entourage qui ne considère cela que comme une rêverie.

 

Ce n'est qu'en février 2016, que l'on organisa pour la première fois, la Bénin Fashion Week, l'événement de mode le plus important au Bénin (pour l'instant, on l'espère). Le stylisme béninois est très en retard sur celui des autres pays d'Afrique. Mais il reste tout de même un métier très prometteur sur le territoire, car on remarque que les Béninois s'intéressent de plus en plus à la mode. Pour preuve, le blog mode de la Béninoise Estelle Gloria, enregistre plus d'un million de vues par mois. La Béninoise Maureen Ayité a réussi à se hisser parmi les meilleurs stylistes africains avec sa marque Nanawax. Nous avons également plusieurs autres stylistes tels que Pépita D, Lolo Andoche, Sarah Codjo et sa marque Perlicious, Sonia Damala qui a gagné le FIMA 2013, Eldior Sodeck, Sêmiliko, etc. Plusieurs agences de mannequinat ont également ouvert leurs portes depuis peu. Le stylisme béninois est donc sur la voie du développement. C'est un métier d'avenir.