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Spartan, start-up née grâce au financement participatif, conçoit et vend des boxers qui bloquent les ondes électromagnétiques afin de préserver la fertilité masculine.

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Burettes, noix, valseuses, roupettes... Arthur Ménard a répertorié tous les petits noms donnés aux "bijoux de famille". Bien obligé! Ce jeune entrepreneur de 27 ans a fait de leur protection son cheval de bataille. En 2015, au cours d'un dîner, il comprend que si certains convives posent leur téléphone sur la table au lieu de le laisser dans leur poche, c'est parce qu'ils craignent l'effet des ondes électromagnétiques sur leur fertilité. Naît alors comme une boutade l'idée de concevoir un slip capable de protéger leurs précieuses. Et pourquoi pas? Avec Pierre-Louis Boyer, un ami ingénieur, il planche sur un prototype, teste différentes méthodes. Et finit par tomber sur un fil d'argent qui bloque 99% des ondes, possède en plus des propriétés antibactériennes et procure, lorsqu'il est tissé avec du coton, le même confort qu'un sous-vêtement normal. Un business peut naître. Reste à rendre le produit attractif et à le fabriquer en grande série. Ses études menées à HEC lui ayant donné un sérieux sens du marketing, il décide de nommer sa start-up Spartan (clin d'œil à la virilité et à la capacité de résistance des Spartiates) et adopte comme logo le V renversé qui ornait leurs boucliers.

 Pour trouver des fonds, il lance une campagne de financement participatif sur le site Indiegogo. Il avait besoin de 8000 euros, il en lève... 20000, preuve que même s'il n'existe aucun consensus scientifique sur la nocivité des ondes, la préoccupation des clients est bien réelle. Les deux associés structurent leur activitéen 2016, sont rejoints par un directeur marketing, trouvent un fabricant au Portugal et lancent leur site (Spartan-underwear.com). Certes, à 42 euros pièce, le produit n'est pas à la portée de toutes les bourses... Mais son efficacité est certifiée par le laboratoire MET, aux Etats-Unis. Pays qui devient d'ailleurs très vite un marché porteur. Les compères se font ainsi remarquer au dernier CES de Las Vegas, le grand salon mondial du high-tech, en se promenant en boxer dans les allées.

"Nous avons très vite dépassé notre premier objectif de 100000 euros de chiffre d'affaires et nous sommes, depuis, systématiquement au-dessus de nos prévisions", se réjouit le fondateur, qui reste discret sur les chiffres, mais reconnaît pouvoir se verser un salaire. Prochaines étapes : ouvrir dès cette semaine leur capital aux internautes avec une nouvelle campagne sur le site Sowefund.com et monter un bureau à New York. Couillu... On en attendait pas moins d'eux.

{Inspiré de la redaction de Matthieu Scherrer, lexpess.fr, n3443, semaine du 28 juin au 4 juillet 2017}

* Sur la photo, à gauche Pierre-Louis Boyer, à droite Arthur Ménard.